03.07.2009
ABUS
La confiance fout le camp dans ce pays et ce n’est pas tolérable. Pour s’en rendre compte, il suffit de sortir de chez soi et de se rendre au pôle emploi. Vous n’avez pas de boulot et en plus vous êtes suspect et ce à double titre : pas d’emploi donc grugeur potentiel des indemnités « chômage »
Au Pôle emploi, ils ne veulent pas être des indics
SOCIETE - Scanner dans un lecteur optique les papiers d'identité ; vérifier leur authenticité ; alerter la préfecture quand il y a un doute. Revenir vers la personne concernée et prétexter la surcharge de travail au Pôle emploi pour reculer son inscription. Voilà la procédure que doivent normalement appliquer, depuis début juin, les agents des Pôles emploi de la région Nord, à tous ceux qui viennent s'inscrire. "On leur demande d'être des sortes d'indicateurs de la police", glisse Gérard Minet,
On ne peut pas construire une société sur la base de la suspicion. Le tout sécuritaire a ses limites surtout quand il prend le fallacieux prétexte de s’imposer pour protéger nos libertés individuelles face à un ennemi flou que l’on personnalise parfois. C’est tout sauf une société fondée sur l’autonomie et la responsabilité que l’on met en place, c’est une société de gestion qui cherche à neutraliser tous les potentiels contrevenants que nous sommes et même à les inventer si nécessaire. Le maintien du plan Vigipirate, la répétition des menaces terroristes ont crée un terrain favorable à faire passer tout est n’importe quoi sur le principe de la protection de nos libertés. Ils ne nous protègent pas, ils nous contrôlent. Il faut inverser la tendance, cette organisation ne va pas dans le sens de l’évolution de l’homme. La globalisation de la surveillance au service de l’ordre sécuritaire nous rapproche dangereusement du monde imaginé par George Orwell dans 1984.
15:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, ump, vigilance, sursaut, conscience


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