02.11.2009

attention , un train peut en cacher un autre

Un an après les faits, l’affaire des  « accusés de Tarnac » ne fait plus beaucoup de bruit et pour cause, incohérence de l’enquête, charges inconséquentes. A ce jour, la justice n’a pu produire aucune preuve matérielle liant les neuf jeunes mis en examen aux sabotages des voies TGV intervenus dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.

 

A l’époque, Madame Alliot-Marie parle de menaces terroristes sur la France, de la réactivation des cellules de l’ultragauche et des dangers qu’elles représentent pour notre sécurité intérieure. Et là, on commence à se poser des questions, à se dire « mais c’est pas possible, c’est trop facile, trop gros, ridicule et surtout précipité » Mais Pourquoi ?

 

« La liberté d'une personne est fonction de l'absence d'informations que les autres ont sur elle. Si une société sait tout sur moi, je suis un homme qui ne peut plus être libre. » Albert jacquard

 

…à partir de ce moment, on commence à penser de nouveau à la polémique suscitée sur le fichier edvige en 2008 et puis s’enchaînent les événements jusqu’aux violences de Poitiers du mois d’octobre 2009 (18 vitrines brisées en tout et pour tout , loin de la guérilla urbaine dont on nous a chloroformé les oreilles et les yeux ) et on se dit alors que Brice Hortefeux a été plus prompt à profiter de la situation que Madame Alliot-Marie en son temps pour ressusciter Edvige, Le premier décret vise la prévention des atteintes à la sécurité publique, le second la sécurisation des emplois sensibles. Deux motifs d'une collecte très large d'informations personnelles.

 

On comprend mieux la tactique du gouvernement et la nécessité de s’inventer un ennemi pour justifier toutes les lois iniques, insensés et liberticides, sauf que l’histoire de Tarnac ne tenait pas. Il aura donc fallu attendre ou fabriquer Poitiers pour les faire passer et accepter par l’opinion.