20.11.2009
C'est une main qui vaut de l'or
C’est une main qui vaut de l’or pour tous les sponsors de l’équipe de France et les entreprises françaises. En cette période de crise, chaque pays attend l’embellie, un signe, la reprise …. la coupe du monde est un prétexte, une étape incontournable, la perspective d’une manne considérable pour tout le business français (emploi, profits,) et ce pour les mois et années à venir.
Sarkozy ayant été plus prompt à rallier le Traité de Lisbonne que les irlandais que l’on a du contraindre à revoter, La Fifa, et l’Europe ont alors désigné la France comme vainqueur face à des irlandais dont le non à retarder tous les chantiers y compris dans le football . A ce propos, le premier voyage de Sarkozy durant la présidence européene fut en Irlande.
Si l’on regarde ce qui s’est passé à la FIFA juste après l’approbation du traité de Lisbonne par les Irlandais on est en droit de se poser des questions.
Les discussions ont notamment porté sur le statut du sport en Europe après l'acceptation du Traité de Lisbonne par le peuple irlandais, sur l'indépendance et la spécificité du sport - citée à l'article 165 du Traité de Lisbonne - et sur le principe du 6+5 de la FIFA.
Qu’est ce que le 6+5 de la FIFA?
« Au fil des années et des décennies, les clubs ont recruté de plus en plus de joueurs étrangers et ont perdu leur identité dans la mesure où certains club alignent uniquement des joueurs étrangers, et parfois même d'autres continents. Les jeunes joueurs perdent leur motivation en même temps qu'ils perdent l'espoir de pouvoir un jour évoluer dans l'équipe première de leur club préféré » dit le président de la FIFA .
D’où la volonté d’avoir au moins six joueurs nationaux par club. Or cette nouvelle règle est discriminatoire et viole le principe de libre circulation des travailleurs inscrit dans les traités. Le traité de Lisbonne y remédie et facilite application de cette règle face au droit européen.
On voit derrière le sport, la volonté de travailler l’identité des clubs sur des critères de préférence nationale, …Vigilance. En plein débat sur l’identité nationale,ce match tombait à point , je vous livre en quatre mots ma contribution au débat : Bleu blanc rouge fric
Pour revenir à notre sujet de départ. L’Irlande a perdu la qualification sur la scène politique et en subit les conséquences sentimentales et économiques. Elle a retrouvé son honneur en redonnant ses lettres de noblesse à "non, c’est non".
Pour la France, Il fallait égaliser à tout prix, il avait la "licence to goal", peu en importait le prix ou la manière, allez y , derrière on couvre et on arrose. Même un but de Domenech aurait été validé .Henry a alors pris ses responsabilités d'entrepreneur et a sans doute fait grimper la cote des primes à venir et des droits à l'image. Ce match à enjeux est à rejouer mais le sport n’y a plus sa place.
Pour renverser la tendance, les autres équipes auraient du faire corps derrière les Irlandais et crier à l'injustice mais elles n’ont pas la gestion politique de leur image, les joueurs peuvent juste la monnayer…silence…l’Irlande n’ira pas en Afrique du Sud.
10:45 Publié dans Réaction | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : coupe du monde, irlande, france, traité de lisbonne


Commentaires
Concernant l'équipe de France et avec du recul, il faut admettre que nous ne méritions pas la qualification à cette coupe du monde. Les irlandais ayant été bien meilleurs et exemplaires dans leur combativité et leur envie. Ceci étant dit, on est malgré tout bien content d'être qualifié. Une coupe de monde sans l'équipe de France aurait donné le sentiment d'un vide pour la France mais aussi pour la "beauté" du foot en général. Beauté, bien sûr, non pas dans la qualité de jeux, mais en tant que "grosse" ( en théorie ) équipe.
Écrit par : Juegos de mario | 26.01.2010
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