14.11.2009
l’adoption par les couples homosexuels pour enfin conjuguer droit à l’enfant et droit de l’enfant
Le projet de loi de Nadine Morano, au début de l'été sur la reconnaissance du statut de beau parent a une incidence directe sur l’adoption par les couples homosexuels.
L’adoption par des couples de même sexe n’est pas sans provoquer quelques controverses douteuses et d’un autre temps. La première d’ordre morale ou religieuse porte sur les conséquences pour l’enfant d’être élevé dans une famille homoparentale, plus précisément sur la nécessité ou non d’avoir pour modèle parental : l’altérité sexuelle. D'où les vieux poncifs du type qu’ils pourraient avoir une influence sur l’orientation sexuelle de leurs enfants ….comme si l’homosexualité était une tare.
Les américains ont même payé des études de recherches ‘l’Académie américaine de pédiatrie mais aussi des organismes en charge de la protection de l’enfance) pour démontrer que l’orientation sexuelle des parents n’avait pas d’impact sur le développement des enfants ….et alors…et surtout le recul aidant que ces derniers n’avaient ni plus ni moins de problèmes existentiels à l’adolescence...
Un peu de courage SVP : Pourquoi faut il permettre l’adoption par des couples homosexuels.
Il faut être en phase avec son temps : la famille nucléaire n’a plus le monopole absolu de la représentation dominante. Avec le temps est venu le terme de famille élargie puis avec les divorces, le concept de famille recomposée.
Il faut rompre avec l’héritage de ce système hypocrite et discriminant et aider à ce que le projet de loi aille au bout de sa logique, une reconnaissance de la possibilité d’adopter pour les couples homos comme cela se fait en Belgique, Angleterre.
Une personne vivant en couple peut adopter des enfants dont la filiation légale reste unique alors qu’ils sont élevés dans les faits, par deux parents. Les enfants peuvent être privés des liens qu’ils ont tissés avec la personne qui n’est pas leur parent légal, en cas de séparation ou de décès. Pour le coup, cette situation concerne également les concubins hétéros .
Dans tous les cas l’homoparentalité n’est pas reconnue, l’adoption par un seul des membres du couple est parfois possible (c’est le cas en France, ou l’adoption par un célibataire est possible mais pas un couple lié par un Pacs. Cette solution est toutefois souvent rendue difficile par les services de l’adoption.
Exceptionnellement, l’adoption simple a pu être utilisée en France, afin de créer des liens de filiation en un enfant et le partenaire de même sexe d’un parent sans mettre fin au lien de parenté légal avec ce parent. L’adoptant exerce alors seul l’autorité parentale. Toutefois un arrêt rendu par la cour de cassation le 24 février 2006 modifie l’état de la jurisprudence et reconnaît pour ma première fois à deux femmes qui vivent une relation stable et harmonieuse le droit d’exercer en commun l’autorité parentale sur deux enfants qu’elles élèvent ensemble depuis leur naissance. La mère titulaire de l’autorité parentale délègue alors tout ou partie de l’exercice de cette autorité à sa partenaire.
Le 20 février, la cour de cassation en cassant l’arrêt de la cour d’appel de Bourges a rendu impossible l’adoption homoparentale par l’autre conjoint.
Aujourd’hui, Après dix ans d'une intense bataille contre l'administration,Emmanuelle B. et Laurence R. vont pouvoir élever ensemble un enfant. Mardi, le tribunal administratif de Besançon a annulé les décisions du Conseil général du Jura qui avait pourtant refusé à deux reprises l'agrément à ce couple d'homosexuelles. Une décision synonyme, pour les deux femmes, de feu vert à l'adoption. une bataille gagnée mais le combat doit se poursuivre sans relache.
Les contradictions intrinsèques de la loi française :
- l'homoparentalité porte le débat sur un autre terrain : celui de l'intérêt de l'enfant, dont on n'a pas la définition. Si un enfant a besoin de deux parents, comment se fait-il qu'on ait inscrit la possibilité d'adoption par une seule personne dans la loi ? Si l'on pense qu'il a le droit à ses deux parents et à son origine, pourquoi l'accouchement sous X, pourquoi l'adoption plénière alors qu'elle abolit les deux parents d'origine ?
L'homoparentalité n'est qu'une des modalités de nos contradictions et de nos incapacités vis-à-vis de la filiation. Les résistances face à l'homoparentalité viennent notamment de théories, par exemple une certaine lecture ou interprétation de la psychanalyse.
Toute l'histoire de la famille le montre, les théories dominantes passent et d'autres conceptions, savantes et politiques, du bien vivre ensemble naissent. Il était temps .
12:22 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : adoption, couple homosexuel, conseil général
09.11.2009
les murs sont aussi dans nos têtes
Il y a vingt ans, j’en avais 19 je vivais dans une tour en béton armé, dans des cubes placés méticuleusement par des mains humaines les uns au dessus des autres, une tour de Babel qui n’atteignit jamais le ciel ni même l’unité d’une langue adamique. 10 appartements par palier sur 32 étages, un joyeux bordel…avec vu sur une usine Panhard qui libérait certaines nuits des chars d’assaut qui rêvaient encore de guerre et de métal dans la chair.
Je sais maintenant pourquoi j’aime tant la montagne, l’air au 25e étage n’est pas le même que l’odeur crasseuse du sous sol dont le revêtement ressemble curieusement à un nappage de pento, ni de celle de la dalle où s’incrustait entre les interstices la merde des canidés des mères en bigoudis mais aussi des tiges de plantes urbaines indéfinissables. OUI, ce neuf novembre ce n’est pas un mur qui est tombé mais un gamin du quartier, de 14 ans à peine, poings liés dans le dos qu’un touriste a balancé après l’avoir pointé. Sur cette dalle, les gouttes de pluie s’évitaient plus facilement que les sacs d’urine, les blocs de viandes surgelées et des icares qui tombaient désarticulés. Il y avait deux saisons, celle des suicidés et celle de Rolland Garos. Nos raquettes au tensiomètre variable auraient pu leur servir de filet ou de cordage pour rebondir. La balle sur la dalle ne sonne pas de la même manière pour tout le monde, pour certain elle sonnait creux. on pouvait mourir d'une overdose de tout, en s'injectant dans des veines trop petites comme l'appartement des parents, des poisons irreversibles, on pouvait commencer sa vie de jeune adulte en prison après un bracage raté à visage découvert, rêvant de francs pour s'affranchir à vie du travail par une retraite anticipée mais entre tous ces moments on riait à gorge déployé, on ne parlait pas , on hurlait .
Alors je me posai la question, une question simple et naïve à la fois.
« Vaut il mieux vivre dans pays aux libertés restreintes mais garantissant à chacun le plein emploi, l’éducation et la santé ou pauvre dans un pays libre ? » Je n’ai pas de réponse à la différence des idéologues occidentalistes, prompts à livrer toutes les batailles même les plus sanguinaires au nom du principe de liberté que l’Amérique et l’Europe se sont arrogées comme mythe de leur politique internationale.
J’aimerai bien que l’on m’aide à définir le concept de liberté d’un point de vu universel et non centré, situé.
Le 9 novembre 1989, un symbole est tombé, un enfant est mort assassiné et malgré cela, la Cisjordanie, le Mexique ,Ceuta , Mellila, Chypre ont toujours leur mur, comme si nous ne retenions rien du passé. Mais ces murs ne sont rien face aux murailles d’indifférence, d’incompréhension, d’injustice, bien présentes, palpables et responsables de l’ensemble de nos maux que nous construisons mots à mots.
23:32 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commemoration, mur, mur de berlin
08.11.2009
secrets bancaires
si vous vous intéressez de près à ce que votre banque fait de votre argent, je vous conseille trés fortement le site http://www.secretsbancaires.fr/, vous ne serez pas décu et peut être choisirez vous après lecture de rapatrier vos maigres fonds vers des banques plus scrupuleuses et éthique en matière d'investissement...ce site a été monté par une coalition d'ONG dont les amis de la terre en France. Sans que vous le sachiez votre argent sert les dictatures , le nucléaire, l'armement, la pollution...vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. a tous les niveaux , par toutes les entrées , nous avons les moyens de faire plier les multinationales ... ne nous en privons pas et si changer de banque peut contribuer à améliorer le Monde , on va pas se gêner.
19:38 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secret bancaire
02.11.2009
attention , un train peut en cacher un autre
Un an après les faits, l’affaire des « accusés de Tarnac » ne fait plus beaucoup de bruit et pour cause, incohérence de l’enquête, charges inconséquentes. A ce jour, la justice n’a pu produire aucune preuve matérielle liant les neuf jeunes mis en examen aux sabotages des voies TGV intervenus dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.
A l’époque, Madame Alliot-Marie parle de menaces terroristes sur la France, de la réactivation des cellules de l’ultragauche et des dangers qu’elles représentent pour notre sécurité intérieure. Et là, on commence à se poser des questions, à se dire « mais c’est pas possible, c’est trop facile, trop gros, ridicule et surtout précipité » Mais Pourquoi ?
« La liberté d'une personne est fonction de l'absence d'informations que les autres ont sur elle. Si une société sait tout sur moi, je suis un homme qui ne peut plus être libre. » Albert jacquard
…à partir de ce moment, on commence à penser de nouveau à la polémique suscitée sur le fichier edvige en 2008 et puis s’enchaînent les événements jusqu’aux violences de Poitiers du mois d’octobre 2009 (18 vitrines brisées en tout et pour tout , loin de la guérilla urbaine dont on nous a chloroformé les oreilles et les yeux ) et on se dit alors que Brice Hortefeux a été plus prompt à profiter de la situation que Madame Alliot-Marie en son temps pour ressusciter Edvige, Le premier décret vise la prévention des atteintes à la sécurité publique, le second la sécurisation des emplois sensibles. Deux motifs d'une collecte très large d'informations personnelles.
On comprend mieux la tactique du gouvernement et la nécessité de s’inventer un ennemi pour justifier toutes les lois iniques, insensés et liberticides, sauf que l’histoire de Tarnac ne tenait pas. Il aura donc fallu attendre ou fabriquer Poitiers pour les faire passer et accepter par l’opinion.
12:24 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tarnac, poitiers, ultragauche, alliot-marie, hortefeux
18.09.2009
on va pas se laisser bouffer!
contre le démantèlement du service public d'éducation, parents et enseignants, nous voulons que cette année scolaire soit celle de la convergence des mobilisations de la maternelle à l'université ( et en amont dans le secteur de la petite enfance) , ainsi qu'un nouveau départ pour l'école publique.
- zéro fermeture de classe
- remplacement systématique et immédiat des enseignants par des enseignants
- pas plus de 25 élèves par classe
- pour une formation pro des enseignants
- pour une réelle prise en charge de la difficulté scolaire
nous appelons parents,enseignants, lycéens, étudiants à participer à cette première manifestation de rentrée afin de lancer ensemble des états généraux sur l'école que nous voulons.
Pique nique géant à paris le samdi 26 septembre 2009 - à 12h sur le parvis de l'hôtel de ville
12:55 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecole, syndicat, parents d'élèves
14.09.2009
Stiglitz n'a rien inventé
Croissance: Stiglitz veut mesurer le «bien-être» or un indice a été préconisé par le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, dès 1972.
Le Bonheur National Brut (BNB) est une tentative de définition du niveau de vie en des termes plus psychologiques et holistiques que le Produit National Brut.
Son but étant de bâtir une économie qui servirait la culture du Bhoutan basée sur des valeurs spirituelles bouddhistes.
Parmi d'autres objectifs moraux, il sert à guider l'établissement de plans économiques et de développement pour le pays.
Rendons au Bouthan les mérites de cette initiative au lieu de la coller sur le dos du prix nobel.
15:43 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bonheur, indice
14.12.2007
Des mots pour guérir les maux
Des mots pour guérir les maux
« Dans ce pays, je n’ai aucun droit mais que des devoirs….Je vis depuis 3 mois sans électricité si çà continue comme çà je vais péter les plombs... Je suis à la rue avec mon chien et je ne veux pas qu’il soit euthanasié…, Mon voisin fait du bruit toute la nuit, que puis je faire. Mon mari me battait, je lui ai laissé l’appartement et je suis parti avec mon gamin, comment faire pour retrouver un toit …cela fait 15 ans que j’ai fait une demande HLM, vous attendez ma mort pour me l’attribuer.
Cette longue litanie est le triste reflet des avanies et difficultés que rencontrent au quotidien nos concitoyens sur le 18e arrondissement de Paris.
Ces interrogations et ces peurs sont le signe d’une grande détresse et profonde solitude face à un événement qui s’accompagne souvent d’un sentiment d’injustice ou d’incompréhension. En effet, ces personnes se retrouvent subitement confronté à des situations auxquelles elles ne s’étaient pas préparées et auxquelles elles ne peuvent répondre de manière immédiate. Le rôle premier du médiateur va être de rompre avec cet état d’isolement afin de créer une relation binaire voire tertiaire en cas de litige avec le voisinage. Autant d’éléments qui permettront par la suite aux médians d’acquérir de l’assurance et du contenu dans la perspective des démarches administratives et juridiques à entreprendre ou dans le cadre d’une confrontation visant une résolution à l’amiable.
Dans 2/3 des cas traités, le médiateur favorise plus l’accès au droit que la médiation. Ce n’est pas par envie mais par nécessité. En effet dans de nombreux cas, le rôle du médiateur se limite à expliquer, formuler et orienter les personnes vers les structures ou administrations à même de pouvoir traiter le problème.Il n’en reste pas moins que l’accès au droit est une étape sine qua non à la bonne compréhension du problème rencontré. De cette manière nous favorisons l’apprentissage d’une logique et l’acquisition d’une méthodologie de la recherche d’information. C’est le meilleur moyen pour rendre une personne autonome et apte à résoudre pour elle et par elle-même son problème.
Pour le 1 /3 des cas restants, le médiateur va rompre la relation binaire en s’invitant au débat. Sa présence va dépassionner le discours et relativiser le conflit. De plus, son statut fait qu’il ne dispose pas d’un pouvoir d’injonction, il ne peut ni décider ni imposer, il ne peut que favoriser et faciliter le dialogue. La réussite de la médiation est alors à la charge des personnes ayant choisi ce mode de résolution plutôt que la voie judiciaire. Cette démarche est toute à leur honneur et nous ne pouvons que les y encourager.
Fin novembre 2007 et ce quatre ans après son lancement, le service de la médiation qui ne regroupe qu’une élue et un chargé de mission avait traité plus de 500 cas pour lequel il avait été saisi directement ou indirectement par le cabinet du maire. Plus de 80 % des cas ont trouvé une issue favorable, les 20 % restants ont saisi la justice comme ultime recours à leur problème. Une chose est sure, la médiation est un outil de justice de proximité qui partant d’un litige rapproche les gens, les aide à se comprendre mutuellement et participe concrètement au mieux vivre ensemble.
17:27 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.07.2007
La médaille de Chevalier de l’ordre national du Mérite pour toutes les femmes en France
Ségolène Royal comme Nicolas $arkozy sont sous le charme de Maud Fontenoy. Ils portent au pinacle l’exploit individuel d’une personne qui a fait le choix personnel de relever des défis contre les éléments de la nature. Je ne porterai aucun jugement de valeur sur l’acte en lui même. Chacun est libre dans ce pays de faire ce que bon lui semble et d’occuper ou de perdre son temps comme il le souhaite. Seulement, je n’accepte pas la notion de Super Héros, je la trouve indécente. Je crois à l’action collective, c'est-à-dire à la complémentarité des talents individuels. En l’occurrence et je ne mâche pas mes mots, je suis choqué de la médiatisation à outrance de cet épiphénomène et je m’en empare pour faire de Maud, l’icône, la représentante de tous ces parents isolées, qui rament pour élever tant bien que mal leurs enfants. Les familles monoparentales représentent aujourd’hui 20% de l’ensemble des familles et croyez moi, elles savent ce que c’est que de remonter à contre courant le cours de la vie, que d’affronter la violence de l’existence, que de penser à renoncer, que de faire des sacrifices mais toujours elles avancent avec abnégation et courage. Aussi aujourd’hui elles n’ont pas démérité leur médaille et je propose que Monsieur le Président de la République remettre comme il se doit à toutes les femmes isolées qui élèvent leurs enfants seules, la médaille de Chevalier de l’ordre national du Mérite.
Cédric
18:31 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2006
Mobilisation Générale
Les dernières élections et le référendum sont assez révélateurs de la crise des partis et du désappointement des militants. Et pour cause, là où le citoyen a su évoluer, le politique n’a pas su se renouveler. Son discours est de plus en plus anachronique et éloigné de la réalité des gens. Aujourd’hui avec un taux d’abstention éloquent (plus grand parti de France) on ne peut plus dire que l’on a les politiques que l’on mérite. Le désamour est amorcé et le fossé va en s’agrandissant. Les français et les françaises ne veulent plus de ce régime tout puissant qui se refait une virginité à chaque scrutin et dont l’élection par le peuple légitime le règne. Quant à ses militants sous et sans influence à qui on a retiré le droit de citer et limité le droit de conscience à la stricte consigne de vote, je les plains. Où sont les débats d’idées, où sont passés les convictions ? Le bâillon fait la loi ou mieux comme disait Coluche « la démocratie c’est cause toujours ».
Aujourd’hui, force est de constater que le mot d’ordre est de se ranger derrière le discours commun et dominant en approuvant à l’unanimité la pensée unique. La pensée individuelle n’a plus lieu d’être quand bien même les tendances des courants voudraient nous laisser penser le contraire. La faiblesse des hommes politiques est de ne pas croire en la différence. Pour eux, elle dilue le sens de l’action alors qu’à mes yeux, elle jouerait plutôt le rôle de liant.
La politique n’est pas un métier c’est un mandat et qui plus est précaire. C’est peut être cette précarité qui leur fait peur et qui les poussent comme ces chômeurs en fin de droit, ces mères esseulés, ces jeunes sans emploi à commettre parfois l’irréparable pour préserver à tout prix un semblant d’existence en privilégiant leurs intérêts particuliers à l’intérêt général. Si la peur et l’angoisse de leur avenir sont les principales préoccupations de nos hommes et femmes politiques, peut être est il nécessaire de repenser leur fonction et leur participation au sein des instances dirigeantes.
Nous aurions tort d’encourager la professionnalisation d’une fonction qui doit répondre à une volonté d’engagement personnel et désintéressé sous la forme d’une implication bénévole. Avec des citoyens responsables, on peut pallier aux dysfonctionnements de notre société. Pour ce faire, l’homme politique doit changer son regard et nous considérer comme les interlocuteurs privilégiés d’une France en mouvement, en construction pour une société plus juste et égalitaire.
Nous ne voulons plus être des statistiques, des chiffres, des indices, des courbes ascensionnelles, directionnelles, ni les laissés pour compte de décisions qui ont une incidence directe sur notre vie de tous les jours.
Ouvrez nous les portes des mairies, des ministères, de Matignon et de L’Elysée et que la concertation commence.
La démocratie représentative a vécu, il temps de passer à une démocratie participative. L’ensemble des citoyens dans sa pluralité y compris celles et ceux à qui on dénie le droit de vote y sont prêts.
Pour ce faire, il faut maintenir un lien permanent entre le représentant et le citoyen.
Quels sont les moyens existants et probants dans les autres pays que nous pourrions mettre en place chez nous ?
L’initiative populaire : permet aux citoyens de proposer des lois
La pétition : permet de s'opposer à une loi
Le rappel : permet à un nombre suffisant de citoyens de réclamer un référendum pour interrompre le mandat d'un élu
Un référendum : est une consultation populaire à l'initiative des dirigeants ou du peuple lui-même
Le tirage au sort : les représentants sont désignés par tirage au sort et non élus pour éviter le carriérisme.
En France, les assemblées locales comme les conseils de quartier existent mais leur rôle se limite encore trop à un simple échange d’opinion sur des sujets donnés sans grand pouvoir d’action et de décision. Quant aux réunions de concertation, on se rend compte avec le temps que la décision est souvent préalable à la concertation et que cette dernière ne sert qu’à entériner le choix premier des représentants.
Afin que la politique puisse devenir l’affaire de tous, il est important que nous prenions part aux débats et décisions qui auront une répercussion sur notre quotidien. Nous devons servir le pacte garantissant l’égalité et la fraternité en saisissant tous les outils démocratiques mis à notre disposition mais également d’en adapter et d’en créer de nouveau. Nous devons prendre nos responsabilités avant que celles et ceux à qui nous avons délégué le pouvoir ne dilapident notre héritage commun. La chose publique est trop importante pour qu’elle reste la chasse gardée de quelques privilégiés s’arrogeant le droit de savoir et de décider pour les autres. Au pouvoir étendu que réclame aujourd’hui le citoyen, il faudra adjoindre la décision et l’action.
La démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. » Périclès
Cédric
13:30 Publié dans Participation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

