07.11.2009
la vertu du doute et le principe de précaution
Arrêtez de prendre des douches, saviez vous que la vapeur d'eau contribuait plus à l'effet de serre que le Co2...et je ne vous parle pas du méthane. Un certain corps scientifique a trouvé bon de sonner l'hallali sur le chercheur Serge Galam qui dans un article dans le Monde s'est autorisé à dire que la climatologie était une science jeune et que 90% de certitude équivalait scientifiquement parlant 0% de preuve. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire, loin de là malheureusement .Maintenant , la question fondamentale est de déterminer s'il s'agit de fluctuations rares, qui vont s'estomper, ou à l'inverse des premiers signes d'un changement global et profond qui s'est amorcé et va s'amplifier. En gros l'homme ne serait peut être pas le seul fauteur de trouble dans cette affaire, des causes naturelles y participeraient comme dans un lointain passé. Mon propos n’est pas de dédouaner l’homme de ses responsabilités tant individuelles que collectives, non ce qui m’agace comme à chaque fois, ce sont les raccourcis, les discours de la peur, de la morale culpabilisante. Quand agirons nous en dehors de la contrainte en notre âme et conscience. Les choses doivent changer, mais est ce que la finance a appris de ses erreurs, est ce que les entreprises vont moins polluer ? Comme, à chaque fois on répercute les taxes, les effets sur les plus en difficulté d’entre nous pour leur faire payer les abus des autres.
C’est peut être cela l’égalité mais moi, cela ne me plait pas.
23:29 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, changement, giec, moral
06.09.2009
polonais
J’étais fatigué, les jambes lourdes, harassé par une longue journée d’errance dans la ville où je n’avais eu de cesse de marcher. Je me retrouvais affalé sur le plexiglas d’un des siéges du quai de cette station de métro, le bonnet vissé sur la tête, la barbe en friche dont les jeunes pousses ombrageaient mon visage stigmatisé par mes nuits éphémères. Je clignais des yeux dont le bleu virait au délavé, mes paupières s’inclinaient délicatement pour s’endormir dans le sillon de mes cernes. Le froid qui s’engouffrait sur le quai, pigmentait ma peau comme l’impact des plombs d’une 22 long riffle sur le mur de mon immeuble. En bref, je ne ressemblais plus à rien. La rame ne tarda pas à faire son entrée dans la station et à déverser, pensais je, son flot de travailleurs éreintés par une journée d’exploitation. Or tel ne fut pas le cas. A leur place, trois zigotos à moitié débraillés, braillaient des onomatopées. Le plus sobre se dirigea instinctivement vers moi en me pointant son index au milieu du visage. Il balbutia alors le seul mot qu’il devait connaître en français : POLONAIS ?
Comment savait il ? Sa question était péremptoire et s’apparentait à une affirmation.
13:37 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

