16.10.2009

et Besson naturalisa les réfugiés afghans...

pour les envoyer sur le front et renforcer les troupes francaises en présence, 3000 hommes et le nombre de morts et blessés inutiles.

N'attendez pas pour signer l'appel européen de France Terre d'asile contre les retours forcés en Afghanistan.   

06.10.2009

Charter ce soir - 23 h depuis Lille

33 organisations dénoncent!

Après Calais, les autorités franco-britanniques préparent un charter pour Kaboul

Un « charter » franco-britannique serait prévu pour le 6 octobre à destination de Kaboul. Alors que les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader en Afghanistan, que les ONG comme le Secrétaire général des Nations unies se déclarent particulièrement préoccupés par la situation, la France et la Grande-Bretagne tentent, comme au mois de novembre 2008, une opération conjointe. L’Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d’y renvoyer ceux qui s’en sont enfuis à la recherche d’une protection en Europe.

En France, le ministère de l’Immigration se moque des décisions des tribunaux de différentes régions qui ont remis en liberté 130 des 138 Afghans qui avaient été interpellés le 22 septembre, en vue de leur éloignement, lors de la « fermeture » spectaculaire de la plus grande « jungle » de Calais. Ces juridictions ont mis en évidence l’inanité de cette opération médiatique et ont rappelé le respect du droit et des libertés fondamentales des personnes. Plusieurs tribunaux administratifs ont par ailleurs annulé des arrêtés de reconduite à la frontière au motif du non-respect du droit de demander l’asile.

Le gouvernement n’en a cure et reste enfermé dans sa rhétorique de l’« appel d’air », selon laquelle Afghans, Erythréens, Irakiens, Iraniens, Soudanais, etc. ne viendraient pas en Europe pour sauver leur vie et leurs libertés, mais pour des raisons d’agrément et de confort : les rafles actuelles seraient supposées porter des messages dissuasifs dans les pays d’origine. C’est ainsi que sont pris en otages des Afghans du Calaisis pour tenter de dissuader leurs compatriotes victimes des violences au pays.

Les « opérations de nettoyage » se poursuivent et plus d’une cinquantaine d’Afghans ont été à nouveau placés en rétention la semaine dernière. Les « charters conjoints », qui sont contraires au principe d’interdiction des expulsions collectives, conduisent à des pratiques arbitraires, discriminatoires et inhumaines, au mépris des droits fondamentaux des personnes.

Nous appelons instamment les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d’expulsion vers l’Afghanistan et insistons sur la nécessaire mobilisation de tous pour empêcher cette expulsion collective qui mettrait sérieusement en danger la vie de ces exilés.

Nous réaffirmons qu’il est urgent de rendre son sens au droit d’asile en Europe en prévoyant un mécanisme permettant à tout réfugié de solliciter une protection dans le pays de son choix. En l’attente, la France peut, et doit, suspendre l’application du règlement de Dublin afin d’accueillir sur son sol les personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge en Europe.

22.09.2009

sarkozy, la france ne t'appartient pas

texte que j'ai écrit il y a quelques années , les contextes changent et encore mais les problématiques restent ; dommage.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont une nouvelle fois passé à l’action. Après s’être attaqué aux hôtes infortunés d’une France qui passait pour généreuse en traquant comme des fauves des hommes, des femmes et des enfants réfugiés sur notre territoire, ils cherchent à glorifier l’injustifiable, ils criminalisent nos enfants, déréglementent le marché du travail, démantèlent les services publiques, bradent petit à petit les secteurs de l’éducation et de la recherche, effleurent dangereusement la loi 1905…

On ne peut pas frapper chez nous de pauvres malheureux sans frapper le visage de la France. On ne peut pas continuer à dilapider les acquis sociaux sans insulter la mémoire de nos ancêtres. On ne peut pas voter des lois sans toucher à notre histoire commune.
Non, le cours inexorable des événements ne peut plus continuer ainsi, nous avons la responsabilité d’élever notre voix mais il ne suffit pas de parler alors nous agirons.
Nous sommes avec tous ceux qui pleurent, nous accueillerons tous ceux qui fuient, nous aiderons tous ceux qui désespèrent et avancerons ensemble.
La conscience de la France doit se réveiller et ne pas céder à la panique. Partout dans le monde on nous martèle que la sécurité doit être renforcée et que c’est à ce prix que nous recouvrerons notre liberté. Mensonge. La violence que nous subissons aujourd’hui n’est pas celle des gamins des Cités mais celle du chômage, du manque de logement, de la précarité, de la pauvreté, de l’indécent fossé entre les riches et les pauvres, mais celle également de l’injustice et du mépris.
Si nous ne voulons pas que la France devienne un pays en voie de sous développement, nous devrons solidairement et tous à notre niveau répondre à ces enjeux de société afin de restaurer la confiance et la fraternité.
Les dernières élections sont révélatrices de la crise des partis. Le citoyen a su évoluer là où le genre politique n’a pas su se renouveler. Force est de constater que ces derniers n’arrivent plus à faire avancer notre société par manque de courage, de convictions, de perspectives mais également pour avoir engagé le pays de manière irréversible dans cette construction globale et mondiale sans penser que des alternatives étaient possibles.
Il est temps de prendre notre destin en main et d’insuffler une nouvelle vague d’espoir sur le pays en reprenant les commandes. La liberté individuelle s'inscrit dans une responsabilité collective.
Nous lançons donc un appel à tous les hommes et les femmes pour mettre leurs idées, leurs convictions leurs imaginations au service du pays et à en s’engager à faire vivre, individuellement et collectivement les principes de liberté, de fraternité et d’égalité sur leur lieu de travail, en famille, au sein des instances de démocratie de proximité, dans la rue ou dans le cadre d’un engagement politique ou associatif.

Quoi qu’il arrive la flamme de l’espoir ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Votre voix compte, faites la entendre !