18.10.2009

les plombiers de la république

«  le temps ou l’on se divise au premier tour pour se retrouver au second est révolu. Il faut arriver nettement en tête du premier tour pour créer un dynamique. Sinon, il y a déperditions des voix » Nicolas Sarkozy , Depuis quelques semaines l'UMP et les socialistes tentent de se déstabiliser à tour de rôles par la voix de médias interposés. Les socialistes se servant des erreurs de communication des membres du gouvernement (Mitterrand et Besson) ou de très jeunes élus (Sarkozy junior for exemple), pour rendre de nouveau audible le front national ou s’approprier les voix d’une France « vertueuse et morale ».

L’UMP à court d'arguments sur le réel, tente de transposer l’affrontement dans le virtuel en travaillant l'opinion par le biais des sondages et de leurs projections. Deux sondages parus hier dans mettent en avant le souhait des militants socialistes , d'une alliance entre Besancenot et le parti à défaut du Modem et un autre sondage désigne Dominique de Villepin comme meilleur challenger en 2012 face au président sortant. Ces sondages ne voudraient rien dire s’ils n’arrivaient après les violences de Poitiers, pointant du doigt les mouvements de l’ultra gauche. La droite ne faisant jamais dans la dentelle, on comprend vite où elle veut en venir, l’amalgame étant son arme favorite pour troubler les esprits et tous les moyens sont bons pour siphonner les voix aux autres partis.     

En gros à l’heure où Nicolas Sarkozy et sa clique sont fortement secoué, il cherche à reprendre le jeu à leur compte. Le but du Président depuis sa prise de fonction, rendre le PS inaudible et surtout obsolète. Il y était presque parvenu... Aujourd’hui, il use encore et toujours de la peur comme ressort de communication mais la recette est bien connue. En tentant le syllogisme, entre les débordements et les violences de Poitiers, et le rapprochement entre le PS et Olivier Besancenot, on voit où il veut en venir mais c’est sans compter avec la capacité de discernement des français

 

Quant au deuxième sondage, mettant De Villepin comme principal opposant à lui-même et à la différence de ce qu’il pouvait dire dans Le Point, Sarkozy sent qu’il va devoir faire une entorse à sa doctrine en ouvrant un autre front (dans son propre camps) pour battre les socialistes, dangereux par les temps qui courent.

 

 

11.09.2009

Ségolène Royal veut saisir les tribunaux

je crains maleureusement qu'en matière de tricherie , Ségolène Royal ne soit pas celle qu'elle prétend ou voudrait être. elle a perdu l'investiture du PS sans doute parceque ses fédérations franchisées ont eu la main moins lourde que celle de l'écurie Aubry . les enjeux sont immenses mais à ce jeu, c'est l'ensemble du camps socialiste qui risque d'en patir. Même notre oncle d'Amérique ne sera pas épargné.

A l'heure d'aujourd'hui, il parait par contre clair que l'on ne peut pas confier l'organisation des primaires à mon Parti à moins de faire encadrer l'élection par des observateurs étrangers...de tout soupçon.  

et Si Ségolène Royal a estimé vendredi qu’il fallait «que la loi soit appliquée et sanctionner les fraudes» lors de l’élection de Martine Aubry à la tête du PS, alors que l'on applique aussi la loi pour les perdants , me semble t'il.

03.09.2009

Avant les primaires, réorganisons les sections

Lettre aux élus socialistes,

Comme le disait jean Luc Godard, « nous sommes tous des enfants de Marx et Coca Cola » Malheureusement la situation actuelle nous pousse à tuer ce qu’il y a en nous de profondément humain, l’altérité, le rapport et la place de l’autre, le fait que l’autre est une chance pour soi même. En cette période de défiance vis-à-vis de notre parti, il est plus que nécessaire de travailler ensemble avec les habitants, au service du bien commun.

Nous devons faire l’expérience partagée de l’intérêt général. Pour réconcilier le « pays officiel de la politique » et le pays réel ; société civile…je ne vois que nos militants pour amorcer cette réconciliation en articulation avec la tête du parti. De votre crédibilité dépend pour le moment la notre. Tous ensemble, nous devons nous atteler à redonner du sens à l’action politique.    

Aujourd’hui, le PS meurt de prendre sa réalité pour celles des français. A ne plus prendre l'avis de ses militants, il s'est encore plus coupé du quotidien. C’est pourquoi, nous militants, pensons que nous devons ouvrir nos sections, les inscrire dans la vie locale. Nous devons montrer ce que nous faisons mais aussi faire avec les composantes du quartier. Nous devons partir à la conquête des habitants en dehors du temps de l’élection. Nous devons leur montrer notre présence, notre implication dans tous les moments de l'année. Être à leur côté, les épauler, construire avec mais aussi pour

Le fait d'être d'un arrondissement ou le parti socialiste détient la mairie d’arrondissement fait que nous nous endormons sur nos lauriers, nous manquons d'imagination, nous ne sommes pas réactifs, laissant l'action à la municipalité. Or nous devons être complémentaire de l'action municipale, fonctionner de manière indépendante mais en cohérence avec le projet politique de la ville. Nous ne devons pas être les portes paroles, les thuriféraires mais bien les acteurs de cette construction. Ne travaillons pas à un bilan mais construisons un programme.

Il faut rallumer des « focos », les sections sont là pour le faire. Elles sont nos têtes de pont au niveau de l’arrondissement au sens de territoire, dans un rapport de proximité. C’est à cet échelon que peut et doit s’exercer la transversalité des problématiques mais aussi l’écoute des nouveaux besoins, le repérage des nouvelles ressources et l’articulation des dynamiques émergentes. 

C’est en partant de la base que l’on conquérra notre électorat. Elargir et renouveler notre base militante, accueillir des jeunes responsables associatifs porteurs de la diversité des nouvelles problématiques et de nouvelles formes de mobilisation est un enjeu vital pour nous. C’est de l’échange entre une diversité d’identités et de pratiques individuelles et collectives, que naît le dynamisme et la richesse de la construction d’un projet partagé.

C’est une véritable opération séduction que nous devons mettre en place mais pour cela il faudra être sincère, cela ne s’invente pas, cela ne se décrète pas, çà se vit et se voit comme l’enthousiasme mais pour le faire les militants doivent y croire donc vous croire. Il temps de nouveau de devenir authentique avec nos défauts et non ceux empruntés à la concurrence qui ne nous ressemble. Nous sommes en crise identitaire alors que la crise justifie notre identité, c’est maintenant, il faut y aller.

Nous devons ouvrir nos sections aux habitants, aux associations, entreprise, personne esseulé, créons des cinémas de quartier dans les écoles, créons des universités du savoir dans les gymnases, ouvrons des jardins partagés, créons des festivals….Pour ce faire, nous avons besoin d’une avant-garde conquérante et de laisser des initiatives aux militants

Nous devons être votre poil à gratter mais pour cela il faudra un peu plus nous écouter comme nous l’avons fait avec vous.

15.06.2009

Allonger la durée du temps de travail, pour quoi faire ?

Je veux bien arrêter de faire de l’antisarkozysme primaire mais qu’il arrête de nous prendre pour des cons ou nous allons finir par porter plainte contre lui pour insultes répétées à notre intelligence.

 

Est-ce que vous saviez que le travail (accident du travail et maladie professionnelle) tue chaque année plus de personnes que la route ?

 

Le slogan du président reviendrait il alors à « Travailler plus pour mourir plus vite », dans ce cas on comprend mieux son intérêt à la mise en place d’une telle mesure. Les effets ne se feraient pas attendre et seraient excellents pour notre économie. Rallonger l’âge du départ à la retraite permet de faire des économies sur les pensions à verser à terme. « Le taux d’emploi des salariés âgés est un enjeu majeur de la viabilité de notre système de protection sociale ».  L’espoir non dissimulé sous un cynisme de plomb est de voir une partie des travailleurs mourir avant la quille et donc ne pas percevoir le sésame de toute une vie de labeur. D’autre part, l’armée de ceux qui tomberont,  permettra l’embauche d’une main d’œuvre jeune, augmentant de manière certaine notre productivité et donc notre croissance, "l’indice de tous les indices". Si en plus, on fait des économies pour résorber le trou de la sécu en amenant une tranche d’âge à disparaître avant l’âge des dépenses de santé effrénées, ce sera tout bénéf. D’ici peu de temps, l’euthanasie sera légalisée, non par respect de la personne et de sa famille mais au nom de la bonne gestion. Quant à leurs cotisations, ayez confiance, on saura quoi en faire.   

 

Ce n’est pas M. Le Coz qui dira le contraire :

 

« Aujourd’hui on est bien obligé d’admettre que si la santé n’a pas de prix elle a un coût. Et les médecins doivent désormais tenir compte du prix des médicaments dans leur décision. Notre vision va devenir sacrificielle : il vaut mieux correctement prendre en charge un père de famille de 40 ans, qui est rentable pour la société qu’une personne de 80 ans qui n’a pas toute sa tête. »  

 

Malgré tout, Nicolas Sarkozy devra trouver les moyens de ne pas se séparer trop tôt de son électorat vieillissant. Au rythme où vont les réformes, c’est un voyage dans le 19e siècle que notre Président nous prépare. Un vrai projet de société, avant gardiste, solidaire et collectif.

 

Franchement avec un peu de volonté et de bon sens, la gauche a les moyens de s’en sortir et nous par la même occasion et ce en replaçant l’homme au cœur de toutes nos préoccupations et en ringardisant ainsi le référentiel social de l’argent.

On ne demande pas plus mais pas moins non plus.

inventaire sommaire

http://www.lepost.fr/perso/vouscestnous/

12.06.2009

six mois pour tomber amoureux

Quels sont les ingrédients pour faire un bon score aux européennes ?

 

Il est prépondérant d’avoir une cohérence globale entre le choix des candidats, le contenu du programme,  l’enjeu de l’élection, l’unité du Parti ( à ce propos , n’oublions pas le schisme provoqué au sein du PS lors de la dernière élection européenne et le fameux traité de Lisbonne qui à mon avis n’a pas aidé pour partir serein dans cette élection) tout en tenant compte du contexte national et des idées dans l’air du temps comme l’environnement et le développement durable qui ont une incidence directe sur le quotidien et la conscience des français.

 

A partir de là, force est de constater qu’Europe Ecologie réunissait les meilleurs ingrédients pour un cocktail gagnant et ce, loin devant tous les autres. L'UMP, plus stratégique avait pris les devants, en profitant de la Présidence de la France au conseil de L'UE, pour démontrer le rôle prépondérant que pouvait jouer le pays et ses dirigeants actuels, dans ce cadre précis.

 

A la différence de certains (Modem, NPA, PS), Europe Ecologie ne s’est pas trompé d’élection et a délivré un message simple et clair avec un casting parfait  (Cohn Bendit , Bové , Joly) .

N’oublions pas au passage que Nicolas Sarkozy souhaitait lors de sa campagne présidentielle « liquider l’héritage de mai 68 », il n’a fait que le recycler.

 

 Ensuite, Europe Ecologie a bénéficié d’un contexte favorable : l’écologie est à la mode. Le temps des Cassandre semble révolu et les français semblent prêts à leur faire confiance. Que ce soit par conviction ou par intérêt, il est impossible aujourd’hui de passer au travers des campagnes des prescripteurs en faveur du respect de notre environnement; cinéma, littérature, chansons,  bandes dessinées, publicité, entreprises publiques ou privées, reportages, construction…les signaux sont au vert et notre vie quotidienne nous le rappelle constamment. Enfants et adultes étant autant sensibilisés à la question.     

 

Enfin, pour réussir, il est aussi nécessaire que les candidats soient sincères, qu’ils puissent rassurer par rapport à l’avenir ( emploi,environnement et surtout nos enfants) en n’omettant pas d’avoir fait peur au préalable (le poison et l’antidote), pour finir par délivrer un message d’espoir, faisant ainsi la démonstration de leur possible capacité à tenir leurs engagements et susciter l’envie de les suivre dans cette démarche.

 

 Le Parti Socialiste a 6 mois pour commencer une véritable histoire d’amour avec les français.